Samedi (16h15) au Stade de France, le Stade Français (6e) n'a pas le choix : il doit s'imposer face au Toulon (3e) de Bernard Laporte. "La victoire est toujours impérative. Mais ce match est d’autant plus décisif que c’est à la maison, et face à un concurrent direct" a reconnu le président du Stade Français Thomas Savare, interrogé par sport24.com. Un président qui ne cache d'ailleurs pas les ambitions de son club. "On est sixième, donc on prétend au titre, même si Toulouse et Clermont semblent vraiment au-dessus du lot. Mais, derrière, c’est très serré…"
Heureux de l'état d'esprit affiché par ses joueurs, Savare sait que tout peut basculer très vite. "Les gars ont envie de jouer ensemble. L’état d’esprit est très bon, et c’est essentiel dans un sport comme le rugby qui ne peut pas être seulement un boulot. Il faut que les joueurs prennent du plaisir, dans les vestiaires comme sur le terrain. C’est ce qui manquait ces dernières années au Stade Français. Les nombreux nouveaux se sont vite et bien intégrés. Il n’y a pas de clans… Après, tout cela est fragile. Il faut être très vigilant, car quelques défaites peuvent tout changer."
"Impatients de retrouver Jean-Bouin"
Malgré le départ de l'emblématique président du club stadiste Max Guazzini, le Stade Français continue de délocaliser certains matches au Stade de France. "Ces grandes fêtes sont essentielles, a justifié Savare. Elles font partie de l’ADN du club. Ni les dirigeants, ni les supporteurs, et encore moins les joueurs, n’ont envie d’arrêter." Concernant le dossier Jean-Bouin, Savare ne cache pas son impatience d'y retourner. "Les fidèles se sont adaptés, mais c’est vrai que, côté transports, Charléty, c’est compliqué. On est donc impatients de retrouver Jean-Bouin. La livraison est prévue pour mars 2013. On rêve d’y disputer un match de fin de saison…"
La situation financière du club parisien n'est pas au beau fixe. S'il n'a pas souhaité donner de chiffre, Savare a reconnu qu'il faudra recapitaliser. "L’année se présente moins bien que prévue. On va avoir des pertes. Et la saison prochaine aussi. On va donc être obligé de remettre au pot, de recapitaliser. Mon objectif est d’équilibrer le budget sur l’exercice 2013-2014, une fois qu’on sera de retour à Jean-Bouin." Une situation qui n'empêche pas des discussions avec Sébastien Chabal. "Des discussions confidentielles sont en cours. Il ne serait pas correct de les commenter."
